20 %, c’est la part des postes IT occupés par des femmes ! 

Et pourtant, Le premier codeur au monde était… une codeuse, Ada Lovelace ! Le saviez-vous ?

Si les choses évoluent néanmoins grâce à des initiatives individuelles, les clichés ont encore la vie dure ! 

Faire découvrir les métiers du numérique à des jeunes filles ; leur apprendre à créer un projet numérique à impact ; développer leurs softs skills pour évoluer dans ce monde en pleine mutation ; c’est la raison d’être du programme Change Mak’Her !

Reportage dans les coulisses d’une des étapes de ce programme où les équipes en présentiel se sont retrouvées au WeWork Bellini pour phosphorer et échanger ! Pour accompagner ses futures développeuses, codeuses ou encore UX designeuses, une dream team de choc  !

Tout d’abord, Change Mak’Her en quelques mots

Change Mak’her est un programme d’une année destiné à développer les compétences des jeunes filles de 12 à 17 ans dans le numérique. L’ambition : en faire les leaders engagées de demain !  

Initié en 2020, ce programme avait rassemblé 25 jeunes filles pour une première année d’expérimentation !

Fort de son succès et pour cette 2ème édition, ce sont désormais 50 collégiennes et lycéennes qui se retrouvent un mercredi après-midi sur deux dans des lieux inspirants pour les équipes en présentiel et/ou sur zoom pour celles en distanciel. 

Un format à la carte donc ☺  avec une même finalité : développer des projets numériques à impact autour de trois thématiques responsables : l’inclusion et le handicap, l’écologie et le développement durable et l’égalité des genres.

Une année de co-création intense, pour donner vie à leurs idées. Basé sur la méthodologie du design thinking*, le programme repose sur la collaboration, le travail d’équipe et l’intelligence collective. 

Un programme engageant, innovant et impactant 

Après un bootcamp d’introduction, ces « minis » cheffes de projets vont apprendre à créer un projet de A
à Z : identifier une problématique, imaginer une solution, la prototyper et enfin la pitcher, les 4 étapes du programme ainsi résumées 

Un parcours en situation et en équipe jalonné d’émotions, de rencontres et d’interactions professionnelles ! La session du jour nommée « test utilisateur » est ainsi découpée :

a) L’inspiration pour mobiliser 

Florence Noizet en action entourée d’une partie des filles à la fin de son intervention 

En ouverture de cette session, Florence Noizet, Partner, Digital Emerging Technology chez Wavestone, un cabinet de conseil qui accompagne les organisations dans leurs transformations. Elle dirige une practice dédiée aux nouvelles technologies composée de 500 personnes !

Avant de se lancer, petit icebreaker initié par les jeunes filles sur leur météo intérieure. Florence comme la plupart de ces jeunes futures consœurs est « en soleil » (traduction « joyeuse ») « car c’est la première fois qu’elle intervient devant un public de jeunes collégiennes et lycéennes » 

Pendant 30 minutes, elle leur explique son métier, son parcours, sa double casquette de « conseil » et « dirigeante », une intervention parsemée par les questions de ses jeunes filles qui s’enchainent avec une simplicité et un bon sens déconcertant. 

« Qu’est-ce que le conseil » ou encore une « prestation intellectuelle » en passant par la gestion des clients « comment gérer un client difficile », « est-ce qu’on peut dire non » « sa pire et sa meilleure expérience » , à ce qu’elle aime le plus dans son métier « est-elle formée à tout faire » à « son rôle d’équilibriste » comme elle le définit en passant à des questions purement économiques « l’impact de la crise sanitaire sur son activité » pour terminer sur ses « choix d’orientation », tous les sujets sont abordés. 

« Je n’ai pas de questions comme cela dans mes réunions d’équipes. Je trouve cela vraiment chouette. Elles sont super curieuses » Un beau moment intergénérationnel porté par une femme inspirante et inspirée ! 

Découvrir les métiers du numérique, ouvrir des perspectives, ce sont une des « pépites » de ce programme dixit Alyssa, 14 ans, très intéressée par ce qu’elle vient d’entendre ; « le conseil, pourquoi pas  ? »

b) Du concret pour avancer 

Lucas Sokol, étudiant de 42, en pleine réfléxion avec les filles

Après cette session inspirationnelle, les petits groupes se forment. Les jeunes filles s’approprient l’espace de cet immense plateau situé au dernier étage de We Work Bellini.

C’est au tour des étudiant.e.s accompagnés des marraines de rentrer en piste,  à l’instar de Lucas Sokol, 20 ans, étudiant à l’école 42, qui dédie un mercredi après-midi sur deux, pour accompagner ces chefs de projets en herbe ! Son objectif, rendre l’application imaginée par sa team fonctionnelle !  « Nous sommes dans l’échange et la discussion, c’est super marrant de travailler avec elles. C’est innovant et pas courant ». 

A côté de lui, un quatuor de collégiennes et lycéennes formées par Jumana, Mayssene, Jeanne, et Amal. Elles développent une application nommée « Andymap » pour faciliter le quotidien des personnes à mobilité réduite. On ne vous en dira pas plus, c’est top secret !

Contrairement à la team de Lucas, elles sont en solo aujourd’hui. Enfin, pas tout à fait !

Leur marraine, Virginie Abel, Chargée de Communauté et de Communication RSE chez Engie et intrapreneuse, qui les accompagne de manière bénévole également un mercredi sur deux, actionne son réseau pour pallier l’absence de leur « développeuse », examens obligent.  « Mon rôle : répondre à leurs besoins, les accompagner et les soutenir pour faire évoluer le projet, et de temps en temps, actionner le système D 😉 » 

Ce programme, c’est également l’apprentissage de l’adaptation, la gestion des imprévus inhérents à la vie d’un projet !

Sans se laisser décontenancer, Jeanne va chercher un grand tableau blanc pour designer le template de leur application en collaboration avec ses coéquipières. Elles discutent avec leur marraine « design, parcours utilisateur, icones, backlinks… ». Tout y passe, avec une écoute, une maturité et un vocabulaire déjà bien étoffé !

« Elles ont déjà une logique d’intelligence collective, elles ont la culture du feedback. J’aime leur spontanéité, leur engagement…ce programme c’est la possibilité de se découvrir par l’action, d’être actrice » comme nous le résume Virginie Abel en écho au témoignage d’Amal, 15 ans, en seconde au Lycée Montaigne « avant je n’aimais pas travailler en équipe, j’étais perfectionniste, je préférais travailler seule, j’ai appris à travailler en groupe, à partager des idées, j’ai personnellement évolué, j’adore cela maintenant ». On salue au passage son authenticité et sa lucidité ! 

c) L’interactivité pour se challenger  

Dernière ligne droite avant la fin de l’atelier, c’est l’heure du partage entre les filles et leurs « consœurs numériques » pour une présentation de leurs projets par Zoom. Qu’elles soient en présentiel ou en distanciel, l’unité du programme reste ainsi préservée !

« On essaye de partager l’écran…Du coup c’est bon maintenant ? C’est vous qui commencez ? » On se croirait en live ! 

Un répétition grandeur nature avant la dernière étape du programme intitulé « entrepreneuriat et picth ». L’objectif de cet échange timé : présenter son projet, recevoir les feedbacks, et inversement ; écouter et être en situation de restitution. À la conclusion, Jeanne 13 ans « on voudrait faire évoluer l’appli dans le futur… On croise les doigt pour que cela marche ! Merci de nous avoir écoutées, à bientôt ».

L’après-midi se termine avec le fameux scan du QR code, le traditionnel questionnaire de satisfaction en fin de chaque formation !

Une collaboration au cœur du dispositif

La force du programme repose avant tout sur cette collaboration tripartite et intergénérationnelle entre :

  • Professionnel.lles. Elles sont Leaders inspirantes comme Florence Noizet ; marraines bénévoles d’une équipe comme Virginie Abel, Gaëlle Papet et Manon Blanchard en présentiel et sa consœur, Hélène Mattei en distanciel ; accompagnées bien sûr des animatrices de choc de Startup For Kids, Morgane Habchi et Eloise Barradas ;
  • Etudiant.e. s en école de programmation comme Lucas Sokol ;
  • Et bien sûr, le « carburant, l’énergie » du programme, les jeunes apprenties qui comme nous le résume une des marraines du programme « elle sont lumineuses et cela fait du bien » ou encore
    « elles ont tant de choses à nous dire
     et à nous apprendre ».

Rapprocher ces univers trop souvent déconnectés ; développer les échanges intergénérationnels avec cette jeune génération pour appréhender l’entreprise de demain ; renforcer le sentiment d’appartenance des salariés, les engager sur des projets porteurs de sens ; développer sa marque employeur auprès de ces futures citoyennes, candidates, consommatrices… 

Et si finalement, nous avions tous et toutes à y gagner ?

Vous souhaitez devenir partenaire ? Pour savoir plus sur ce programme, contactez Sharon Sofer à sharon@startupforkids.fr !