Dans un rapport émis par l’OCDE la France se situe entre le 19e et le 23e rang dans le classement des 32 pays qui ont participés à l’évaluation des capacités des élèves à résoudre les problèmes de manière collaborative. L’étude est menée dans le cadre du programme Pisa.

L’OCDE estime que de plus en plus d’emplois nécessitent un haut niveau de compétences sociales, des capacités à collaborer, à s’entraider pour travailler ensemble de manière productive. C’est l’objet de la dernière livraison de son Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa), une vaste enquête menée auprès des plus de 15 ans dans 32 pays.

Les élèves sont-ils suffisamment formés au travail collaboratif ? En France, la réponse est plutôt non : Environ 125 000 élèves, représentatifs des quelque 6 millions d’élèves âgés de 15 ans scolarisés dans 52 systèmes éducatifs, ont passé les épreuves Pisa sur la résolution collaborative de problèmes. En France, 1 825 élèves issus de 251 écoles ont passé ces tests. 

Ces tests pratiqués en ligne, durant environ trente minutes ont amenés les élèves à échanger avec des agents virtuels pour résoudre des problèmes.  Il leur fallait établir une compréhension commune avec les autres membres du groupe, entreprendre les actions adéquates pour résoudre le problème et de maintenir l’organisation du groupe, comme dans la vie réelle.

Des épreuves de sciences, de compréhension de l’écrit ou de mathématiques ont parfois été rajoutées. Ils ont par ailleurs passés une trentaine de minutes à répondre à un questionnaire sur eux-mêmes, leur milieu familial, leur établissement d’enseignement et leurs expériences en matière d’apprentissage.

Résultats : Avec un score national moyen de 494 points, la France se situe entre le 19e et le 23e rang dans le classement des 32 pays de l’OCDE qui ont participé à l’évaluation de la résolution collaborative de problèmes, et entre le 24e et le 28e rang dans le classement des 52 systèmes d’éducation participants.

  • Les spécificités françaises

Plus les parents connaissent les amis de leurs enfants à l’école, plus leurs enfants se montrent performants aux épreuves de résolution collaborative de problèmes.

Les élèves sont plus performants quand ils déclarent que leurs professeurs ne les punissent pas, ou n’ont pas de difficulté à faire régner le calme dans la classe. Dans ce climat plus apaisé, les élèves ont sûrement déjà l’habitude de travailler par petits groupes.   

Autre consolation pour les Français : elle concerne les écarts de performances collaboratives entre garçons et filles. Là la France est dans la moyenne des pays testés.

Source : Article “Éducation : les élèves français trop peu entraînés à travailler ensemble ?

France Inter » du 21 Novembre 2017